Le Ramier de Clermont-Lefort

Le Ramier de Clermont-Lefort

Par là-bas, pour faire que les pas fassent ce que les pas font pour les pas.


 

La clarté immobilisée dans sa propre modulation.
Si j’ai pris l’eau seul c’est bien qu’elle paraissait très froide avant même d’y aller c’est comme cela la déduction d’une température faite uniquement d’après la couleur de la surface le bienfait de cette contrainte à l’eau fraiche essorage des tourments je me dis que j’y retournerai avec elle dans la nasse d’une autre saison quelques charnelles rentrent dans l’eau plus au lointain déjà après les premières vagues brisées, entrées entièrement maintenant dans l’aspiration et l’accroissement des nuées de gouttes je les regarde être à part dans la jauge de l’autre d’un trait et à ce moment là tout est possible l’eau lave les battements de cils défait le fragile le dépasse même à mesure que l’on s’y aventure empanaché dans le crispin de l’onde. Elles s’en retournent des vagues l’eau est vraiment froide les souffles sans réserves – comme à la table des fruits mûrs – derrière elles le ciel étréci tend une transparence au creuset de la source lumineuse juste sous la nuque de l’infini en mer du Nord.

 

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